Le harcèlement dans les études supérieures, ça existe aussi mais sous une autre forme

C’est parti pour un nouveau témoignage, j’en ai vécu des choses vous allez me dire. J’ai envie de me faire plaindre. En faite non pas du tout, j’ai juste envie que vous vous en sortiez au cas où cela vous arrive.

On nous parle souvent du harcèlement au travail ou du harcèlement  scolaire au collège et au lycée. Sachez que cela existe également dans les études supérieures, notamment dans les écoles où les promos sont réduites (écoles de commerce, communication, d’ingénieurs, prépa …).

Ce paragraphe trouvé sur cet article résume bien ce que j’ai pu vivre pendant presque 1 an : « A l’université, l’absence d’ambiance de «promo» et l’impersonnalité des lieux mettent généralement à l’abri du harcèlement. Les étudiants sont très nombreux, très mélangés, on s’assied où on veut en amphi… La nécessité d’appartenir à un groupe et de se conformer à ses règles n’est pas très prégnante. Dans les classes prépa et les écoles, l’ambiance y est plus propice. «Le harcèlement vise en général ceux en marge de la norme du groupe» explique Béatrice Copper-Royer. Dans les petites promotions, où tout le monde se connaît, il y a donc plus de possibilités. Quelle forme cela prend-il? «Ce n’est pas forcément haut en couleur» explique Catherine Rioult, psychologue clinicienne et psychanalyste. «La compétition entre élèves, qui peut entraîner des rivalités, pousse parfois certains élèves à en dénigrer d’autres, à colporter des rumeurs sur internet.» «Avec l’âge, le harcèlement peu devenir plus insidieux. Les actions sont moins directes, plus furtives» poursuit-elle. Le harceleur peut chercher à briller, sans forcement vouloir pour autant intentionnellement écraser les autres. »

Pour vous dire la vérité je n’ai pas été victime de rumeurs sur internet, enfin ce n’est pas parvenu à mes oreilles. A l’époque, j’avais plus l’impression d’être une paria invisible. J’ai tout fait pour m’intégrer pour finalement être ignorée. Certains diront « tant mieux, c’est mieux que de se faire insulter à longueur de journée« . C’était beaucoup plus vicieux que cela car j’ai fini par en faire une dépression.

Comment tout a commencé ?

Après avoir obtenu une licence en langue qui ne m’inspirait pas trop, j’ai décidé d’intégrer une école de communication pour mon master. J’avais toujours voulu faire de la communication, faire aimer, faire connaître, connaître le comportement des individus c’était mon truc. Je m’étais fait de très bonnes amies (qui le sont toujours d’ailleurs) dans mon école précédente, elles m’avaient averties : « Fais attention Barbara les personnes, surtout les filles ne sont pas toujours sympas, ce sont des poufs, j’ai peur que tu t’intègres mal » Me voilà prévenue, en me disant que si c’était vraiment le cas je les enverrai ch… avec mon gros caractère et basta. Je n’ai jamais eu de difficultés à me faire des amis, je suis très sociable et j’adore faire des blagues, je fais rire beaucoup de monde en général, sans avoir l’air d’y toucher.

Me voilà partie pour un master 1 en communication. La rentrée se passe bien j’ai des cours de remise à niveau, vu que ma licence ne concernait pas ce domaine. Je me fais facilement des amis, enfin c’est ce que je croyais, j’adore les cours, je vis un rêve éveillé jusqu’au weekend d’intégration.
Je me suis vite rendue compte que les gens n’étaient absolument pas dans le même délire que moi, j’étais toujours en décalage. Déjà le milieu social était différent, j’étais avec des personnes venant de milieu sociaux très élevés, ce qui n’étaient pas mon cas. Nous n’avions pas les mêmes goûts musicaux et pas le même humour. Je suis du genre pas coincée qui aime faire la folle et délirer, j’avais l’impression qu’eux étaient outrés dés que j’ouvrais la bouche. J’ai bien vu qu’ils commençaient à me trouver bizarre et petit à petit à m’éviter. Fin du weekend d’intégration.

Mon comportement a commencer a changer petit à petit, nous travaillons très souvent en groupe, j’ai commencé à devenir très agressive, cela se passait mal alors que j’ai toujours été facile à vivre, conciliante. Je n’étais plus moi-même je m’isolais, je n’avais qu’une seule amie dans cette promo. Les autres me parlaient peu, certains étaient sympas avec moi mais ne voyaient pas mon mal-être, ils avaient leur groupe d’ami. D’autres m’ignoraient purement et simplement et il y en avait un qui passait son temps à m’humilier.

Je faisais tout pour m’intégrer mais je n’y arrivais pas. J’allais à toutes les soirées organisées, j’étais acceptée mais ça ne passait toujours pas, je me sentais invisible.

Le pire à été au début de l’année pour la recherche de stage, tout le monde trouvait le sien facilement, moi je n’y arrivais pas. Je ne trouvais déjà pas ma place dans cette classe et en plus je ne la trouvais pas dans le milieu professionnel. Pour les humiliations il y a eu cette fois dans l’ascenseur, il y avait également des gens d’autres écoles, j’ai raconté une blague à mon amie qui a ri. Un type de ma classe n’a rien trouvé de mieux à dire que « Barbara je ne comprends pas son humour ! » Tout le monde a ri, s’est foutu de moi, même moi pour ne pas me démonter, j’étais devenu un bloc… en surface. Sorti de son contexte ça peut ne paraître rien, mais quand plus personne ne veut faire équipe avec vous, ne vous calcule plus, que vous faites pitié même à votre seule amie, c’est dur, croyez moi. Je suis retrouvée seule une fois à ne pas avoir de groupe pour un projet, devant tout le monde, personne n’avait envie de m’avoir dans son équipe, on m’a même refusée cash pour un projet qui m’intéressait. Alors que j’étais une bosseuse j’avais de bonnes notes.

Je n’avais pas cours l’après midi, je passais mon temps à pleurer tellement j’étais mal, je me sentais telle une m*rde, nulle, inutile qui n’arrivait à rien. J’étais en dépression ce que je n’ai appris que 6 mois plus tard. Je ne trouvais pas de stage malgré 4 entretiens et beaucoup de bonne volonté, je foirai tout, tout le monde en avait un sauf moi. De toute façon qui aurait voulu de moi?

Heureusement, j’ai la chance d’être bien entourée, j’avais déjà mon chéri à l’époque, des amis fidèles et ma famille qui n’ont pas vu tout de suite mon malaise. Ils m’ont beaucoup aidé à ne pas sombrer complètement pendant cette période.

Je devais commencer mon stage en avril, en mai je n’avais toujours rien, j’étais au plus mal. Je ne dormais plus, j’enchaînais refus sur refus, j’avais perdu 6 kg en début d’année, j’en ai repris 5. Je me sentais comme une moins que rien, je me posais milles questions, quel avenir pour moi ? je sers à rien, je ne suis pas bonne à aimer… J’étais un zombie, souriante devant les gens, à l’agonie en moi. J’ai pensé au suicide, sans vouloir passer à l’acte, mais je me disais que ce serait plus simple. Mais la simplicité je n’aime pas, je voulais me battre mais je n’avais plus la force.

Mon père croyant bien faire a essayé de me trouver des stages. Ne comprenant pas mon mal-être, il m’a traitée de nulle, de bonne à rien ,m’a fait pleurée déjà que j’étais au trente-sixième dessous. Il ne comprenait pas que sa fille bien aimée puisse échouer, je l’ai détesté pendant cette période. Même s’il a été une partie de la solution.

Le bout du tunnel

L’école coûtait très cher, je culpabilisais beaucoup car mes parents avaient  fait un prêt pour me la payer et ça ne donnait rien. Nous avons alors décidé avec mon père d’aller voir la directrice pour lui annoncer ma décision de quitter l’école et les raisons. Nous avons donc pris rendez-vous, j’étais la seule à parler. Elle a vu que j’étais totalement démotivée. Elle m’a alors proposé un coaching personnalisée avec une coach professionnelle et m’a donné 15 jours pour trouver un stage. J’ai convenu d’une heure de coaching, une semaine plus tard. Je ne pensais pas que cette heure me ferait un tel effet.

Je suis allée à ce coaching pour travailler ma faiblesse : les entretiens d’embauches. La coach m’a tout d’abord montré mes points positifs et m’a remotivée. En parlant avec elle, au bout d’un moment j’ai fini par fondre en larmes, j’ai fait une crise de nerfs. Je n’ai rien pu faire. Je lui ai tout raconté, mes problèmes d’intégration, mes humiliations, le fait que ça aille mal dans ma famille. Elle m’a dit « je ne suis pas psychologue, mais j’ai déjà vu des personnes dans votre cas, je pense que vous êtes en phase dépressive et que le mieux à faire c’est d’aller voir un médecin le plus rapidement possible ». Elle a d’ailleurs appelé tout de suite après son propre médecin pour voir si elle ne pouvait pas me prendre en urgence, elle ne pouvait pas. Elle m’a donc fait promettre d’appeler mon médecin le soir même pour aller consulter.

Je suis sortie de cette séance très secouée, mon chéri m’a récupéré en larme à la sortie du métro, je me cachais tellement je ne pouvais pas m’arrêter de pleurer. Mon médecin n’étant pas disponible, nous avons appelé le sien qui m’a reçue en consultation le soir même. J’étais encore en pleine crise, il m’a alors mis sous xanax, un anxiolytique, vu que je ne dormais plus.

Je dois dire que ce médicament m’a fait énormément de bien, j’ai pu dormir et j’étais tout le temps zen. Cela m’a remis les idées en place, je ne portais plus la dépression car oui cela se voit et se sent inconsciemment en entretien d’embauche. J’ai ensuite passé deux entretiens où j’étais totalement zen, je n’avais plus rien à perdre. J’ai raté le premier, j’ai réussi le deuxième. J’ai enfin commencé à aller mieux, j’ai arrêté les anxiolytiques au bout de deux semaines, au delà on en devient dépendant.

J’ai profité de ce stage pour faire un point sur moi-même et mes envies professionnelles. Je n’avais pas les moyens de me payer ma deuxième année de master et revoir certaines personnes ne m’enchantaient guère.  J’ai quand même fais ma rentrée, je pense que certaines personnes ont été mises au courant de ma dépression car elles étaient un peu plus attentionnées. Mes relations avec les autres allaient mieux.

J’ai recherché une alternance en vain et de toute façon je n’avais plus envie de continuer dans cette voie. Début octobre, j’ai envoyé ma démission pour prendre une année pour me retrouver et savoir ce que je voulais faire.

Pendant cette année j’ai travaillé et voyagé, pour finalement reprendre mes études dans la documentation technique, ce qui a été le meilleur des choix. J’ai repris un master en 2 ans dans le public et rencontré des gens géniaux qui m’ont prouvés qu’ils existent encore des personnes bienveillantes dans ce monde.

Conclusion

Faites-vous confiance, vous êtes quelqu’un de bien. Si ça ne va pas dans votre milieu professionnel ou scolaire, tournez-vous vers vos amis, votre famille, ils sont là pour vous.

Aujourd’hui j’ai gagné confiance en moi, je me sens plus forte, je connais mes atouts et je travaille sur mes faiblesses. J’essaye d’aider les autres au maximum comme on a pu m’aider.

On n’est pas nul, on a juste des atouts qu’on ne soupçonne pas.

J’ai mis 6 mois avant de me rendre compte que je déprimais, heureusement pour moi ça n’a pas duré longtemps vu que je suis une personne qui n’intériorise que très peu. Pour faire simple, si on me fait parler, je parle sinon je garde pour moi, ce que j’ai fait pendant longtemps en croyant que ce qui m’arrivait était normal et que je l’avais bien mérité.

Courage à ceux qui vivent des moments difficiles, rien n’est permanent. Il suffit d’une personne, d’un déclic pour vouloir s’en sortir et le soleil revient.

 

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Le TOC du couple un trouble encore méconnu

Bienvenu pour un nouveau témoignage, cette fois-ci, je vais parler du TOC du couple, c’est à dire « Trouble Obsessionnel Compulsif sur le couple » ou ROCD qui est la version anglaise signifiant Relationship Obsessive Compulsive Disorder. Ce TOC est officiellement reconnu aux Etats-Unis, il ne l’est pas encore en France, c’est pourquoi trouver des solutions pour soigner ce TOC est difficile mais il en existe. En quoi ce TOC consiste ? Il s’agit de douter sur son couple à l’extrême du jour au lendemain: je crois que je ne l’aime plus, si je regarde un autre homme cela veut dire que je n’aime plus mon ami… Alors qu’en fait on aime notre conjoint, mais on a l’esprit tellement en boucle, on doute et il est impossible de savoir si on a des sentiments. 

Je vais vous faire part de mon expérience de ce TOC que je porte en moi depuis toujours mais qui s’est déclaré il y a tout juste 1 an après 3 ans et demi de relation. Je vais tout d’abord parler théorie, sur le TOC et le ROCD en général. Ensuite on parlera de moi et de mes solutions. Merci au site ROCD.FR pour les sources.

Tout d’abord qu’est-ce qu’un TOC (Trouble Obsessionnel Compulsif)?
Quand on pense à un TOC on pense tout de suite à la personne obsédée par la propreté, qui ne peut pas vivre sans contrôler que tout est absolument propre, quitte à nettoyer un objet une dizaine de fois. Concrètement « un TOC est un trouble psychologique qui se caractérise par la présence d’obsessions et de compulsions, qui reviennent sans arrêt et peuvent devenir handicapantes. Dans troubles obsessionnels compulsifs, il y a la notion d’obsession, une idée qui se répète inlassablement, qui s’incruste, et finit par entraîner des angoisses. Le patient atteint de TOC ne peut, malgré tous ses efforts, chasser ses idées absurdes récurrentes (qui reviennent comme un refrain dont on ne peut pas se débarrasser).  » et la compulsion alors ?

« Une compulsion est un besoin impératif d’adopter un comportement, sous peine de sombrer dans l’angoisse. Chez l’individu atteint de TOC, les compulsions sont les actes répétitifs que le sujet ne peut s’empêcher de réaliser. Il sait que ce comportement est absurde, mais il ne peut s’empêcher de faire les gestes inutiles (comme des tics) ou d’avoir une attitude qu’il regrette. »

Pour conclure, cela ne sert à rien de mettre la pression à une personne toquée. Vous ne ferez que la culpabiliser et vous l’angoisserez encore plus.

Qu’est ce que le ROCD, ce trouble invisible ?

Le TOC du couple est un TOC qui ne se voit pas, il est invisible, toutes les compulsions, les questions se font dans la tête. « Il est de bon ton, dans les cabinets, de répéter que les personnes en proie au ROCD, aux phobies d’impulsion ou aux ruminations ne souffrent pas de compulsions…  » Avec ce TOC on doute en permanence sur notre couple, est-ce-que je l’aime ou pas, mince je crois que je tombe amoureuse d’un autre alors qu’en fait on ne se retournerait même pas dessus en temps normal. On pense que la meilleure solution serait de quitter son partenaire, mais bizarrement on n’y arrive pas, on ne veut pas, certaines personnes le font mais sont très malheureuse ensuite. Elles ne le font pas par rapport à des tromperies, de la violence ou par lassitude qui sont de bonnes raisons, mais par rapport à des angoisses . Vous allez comprendre :

J’ai déclenché ce TOC en 2016, j’étais en plein dans mes études. Mon conjoint (avec qui je suis toujours) m’avait demandé en mariage au début de l’année ce que j’avais accepté avec joie. Ensuite nous nous sommes pacsés en attendant de pouvoir nous marier tranquillement en ayant chacun une situation professionnelle. Parfois il n’y a pas d’élément déclencheur, parfois c’est selon le contexte familial, les parents etc…

Ce Pacs m’a stressé, je me suis dit, alors c’est lui l’homme de ma vie ? je ne me trompe pas ? de toute façon dans le pire des cas un pacs ça se romps, j’avais ce stress intérieur qui montait en moi. Je suis alors allée voir des camarades de promo qui étaient en couple depuis longtemps avec chacune des enfants, pour leur demander des conseils. Elles m’ont dit que si j’étais capable de le supporter dans toutes les situations du quotidien par exemple quand il laisse traîner ses chaussettes, c’est que j’étais prête à vivre avec lui, on vivait déjà ensemble depuis plus de 6 mois. Après je me suis posée la question, tu veux le quitter ? la réponse a été un NON catégorique et ce TOC non identifié m’a laissé tranquille quelques mois. C’est pendant l’été qu’il est revenu et que j’ai connu les joies des crises d’angoisse.

C’était à la fin du mois de juillet, je culpabilisais de ne toujours pas avoir trouver un job d’été, dans mon ancienne ville cela se faisait toujours plus facilement. Je regardais Titanic avec mon conjoint et je ne me sentais pas sereine. J’échangeais à ce moment là des sms avec une amie qui venait de trouver l’amour après quelques temps difficiles. J’étais heureuse pour elle, mais je me posais tout un tas de questions sur mon couple, tout avait l’air parfait pour elle.

Cela a été pire le lendemain et le mois qui a suivi, je me posais des questions jusqu’à l’obsession sur mon couple. Je lisais tous les articles sur l’amour, la séparation. Là où j’ai su qu’il y avait un problème c’est que j’étais incapable de le quitter, rien n’était brisé entre nous. Il n’y a jamais eu d’infidélité, de manque de respect, de violence, pour finir il ne m’a jamais fait pleurer. Ces pensés ou ces questions qui tournaient du matin au soir me rendaient malade intérieurement, à l’extérieur on ne voyait rien. De toute façon qui aurait pu voir j’étais toute la journée toute seule, mon conjoint travaillait. J’avais cette douleur dans la poitrine, ces questions qui tournaient, je trouvais tous les défauts à mon conjoint, il est trop ci, pas assez cela.

Je l’ai mis au courant de mon problème, je lui faisais des câlins, en réclamais même pour me rassurer me dire que je l’aimais encore pour ressentir quelque chose, je lui ai même écrit une lettre d’amour. Avec l’angoisse, le TOC on ne ressent plus aucune émotion. J’attendais avec impatience la reprise des cours pour retrouver un rythme et penser à autre chose.

Comment j’ai réagi ? Mes solutions

Au bout d’un moment au lieu de passer mon temps à ruminer, c’est à dire à me lever le matin, passer la journée, me coucher le soir en me posant des centaines de questions qui aboutissaient à d’autres questions – Je me réveillais même la nuit en sueur en pleine crise d’angoisse et je mettais 2 heures à me rendormir. J’ai décider de prendre le problème sous un autre angle, pas de sous pour un psy, je me soignerais seule. A force de traîner sur les forums pour me ré-assurer, ce qui empire le TOC. J’ai découvert que j’avais le ROCD : le TOC du couple. J’ai alors commencer par traiter les ruminations en premier, grâce à des vidéos youtube, j’ai commencé à sortir la tête de l’eau.

J’ai suivi les conseils de psy ou de comportementalistes. Déjà la première chose à se dire quand on commence à ruminer c’est:

« Il n’y a pas de réponse intelligente à une question qui n’a pas de sens » 

Ensuite si cela ne passe pas il faut ouvrir un carnet, noter ses questions et y répondre jusqu’à ce que l’on en ai marre et ne pas en avoir peur c’est vous le boss pas vos pensées. Cela sert à prouver à notre cerveau que ces questions sont vraiment inutiles. Au bout de quelques temps on ne ressent plus le besoin d’écrire et on a les idées plus claires.

Ensuite j’ai découvert l’EFT grâce à Sarah Frachon, voici sa chaîne . Cela peut paraître ridicule voire totalement absurde au départ, n’empêche que ça marche. Il s’agit de tapoter sur certains endroits du corps, là où se trouve notamment les points d’acupuncture, en se répétant des phrases qu’on appelle des rondes. C’est très bien contre l’anxiété c’est comme un baume apaisant. On part de l’état de la situation, du négatif pour arriver au positif. Cela sert à l’acceptation de son problème. J’ai découvert l’EFT lors d’une crise à 4h du matin, imaginez moi dans mon lit en train de tapoter. J’ai suivi les règles avec assiduité, j’ai mis un réveil à 18h pendant 3 semaines pour être sûr de n’oublier aucun jour de tapping sans quoi il faut recommencer.

Cela n’a pas guéri mon TOC mais dès lors je me suis sentie bien mieux, mon schéma de pensée à changer. Dîtes vous que le conscient c’est 2 % et l’inconscient 98 %. Donc vos pensées ne sont que des pensée, vous seul savez au fond de vous le vrai.

J’ai aussi commencé la respiration synchronisée cardiaque qui m’a appris à me calmer, ce que je ne savais pas faire avant.

J’ai eu ensuite quelques petites crises. Je suis quand même allée voir une psychologue pour régler ce qui me pesait sur le couple de mes parents et parler un peu du mien. Ce fût 50 € bien investi. Concernant mes parents j’ai compris que la situation était telle qu’elle était et qu’on ne pouvait rien changer. Pour mon amoureux que notre situation allait plutôt bien, on ne s’engageait pas sur un coup de tête. J’ai appris aussi que j’étais hypersensible moi la fille extravertie et que je souffrais d’anxiété.

J’ai acceptée tout ça. Un mois après j’ai fait une énorme crise, je vivais toute seule à ce moment là car je faisais mes études dans une autre ville 3 jours par semaine. Je n’ai presque rien pu avaler pendant 3 jours. Je pleurais chez moi, je ne voulais appeler personne.

C’est alors que j’ai découvert un groupe d’échange sur FB et le fait de l’intégrer m’a permis de sortir la tête de l’eau de voir que l’on pouvait s’en sortir. J’ai donné des conseils, on m’en a donné énormément. Je remercie ces personnes encore aujourd’hui d’être là.

Conclusion

J’ai eu beaucoup de chance je me suis remise assez vite, certaines personnes ont besoin d’antidépresseurs, d’anxiolytique et d’une longue thérapie, ce qui n’a pas été mon cas. Ce qu’il faut retenir, c’est que nous sommes maître de nous-mêmes.

  • L’amour n’a pas de règle. Ne vous fiez pas aux films, à vos amis, c’est votre histoire, ne vous comparez pas aux autres.
  • L’amour ce n’est pas de la passion à 100% tout le temps. Il y a des jours où l’on aime moins que d’autre et c’est normal.
  • On vit dans un monde où l’on a la possibilité de rencontrer beaucoup de personne. Ce n’est pas le supermarché du prince charmant. Le prince charmant n’existe pas, arrêter de le chercher, il y a des personnes avec des défauts mais aussi de grandes qualités ne l’oubliez jamais.

Alors oui mon homme est trop gros, il a fait moins d’études que moi. Mais il n’empêche que c’est la meilleure personne que je n’ai jamais rencontré, il ne m’a jamais fait pleuré, jamais jugé ou traité de folle quand je lui ai avoué que j’avais ce TOC. Il était présent même s’il ne comprenait pas ce qu’il se passait. Vous voulez la meilleure, on se marie l’année prochaine et je compte bien en faire le père de mes enfants.

Les personnes normales ne peuvent pas comprendre ce TOC, car elles ne se posent pas toutes ces questions. Moi avant, quand une histoire devait se finir, elle se finissait. Dans la douleur certes mais c’était terminé sans questions obsessionnelles.

Si vous souhaitez approfondir vos connaissances sur ce sujet allez visiter le site ROCD.FR. Ce site a été créer par des personnes absolument géniales. Mes sources sur cette pathologie proviennent de ce site.

Le Roaccutane ou la guerre des boutons

 

L’acné a toujours tenu une part énorme dans ma vie, j’en ai eu dés l’âge de 9 ans, jusqu’à l’âge de 24 ans. J’ai eu mon premier traitement à 15 ans, une réussite, jusqu’à ce que je l’arrête et que l’acné revienne de plus belle. Ensuite j’ai été sous diane 35 un certain temps, j’avais toujours des boutons mais c’était largement mieux. A 22 ans, après un traitement au Tetralysal qui n’a rien donné, j’ai pris la décision de commencer ce traitement qui fait peur: le Roaccutane. 

Disclaimer : ceci est mon histoire, elle n’est pas à comparer avec d’autres, chacun réagit différemment au traitement. Je ne suis pas dermatologue, malgré le fait que j’ai eu le temps de très bien me renseigner sur le sujet.

J’ai commencé mon traitement en octobre 2014 et je l’ai fini en le 2 janvier 2016 (de 22 ans à 24 ans) je fais 1m67 pour 74kg au début et 77kg à la fin du traitement (je ne sais pas si c’est lié). Aujourd’hui nous sommes en 2017, j’en suis à 80, je crois que c’est le stress (je me cherche des excuses).

J’ai commencé le traitement à 35 mg par jour. Il faut savoir que le traitement est prescris en fonction du poids (si tu es une crevette tu as de la chance).  J’ai tenu 2 jours pendant lesquels j’ai vécu un vrai calvaire, migraine, fatigue, vue trouble, cauchemars. J’ai appelé la dermatologue qui a souhaité diminuer la dose à 20 mg, j’ai voulu n’en faire qu’à ma tête, je suis restée à 30 mg un mois. Au vu de l’état de mes lèvres et de mon bilan lipidique je me suis résignée à rester à 20 mg pour le reste du traitement.

Pour ceux et celles qui ne le savent pas, quand tu es un homme, il y a une prise de sang (un bilan lipidique) à faire tous les 3 mois. Pour voir si le corps supporte le traitement. Pour une femme s’est plus compliqué, il faut déjà être sous contraceptif depuis  un mois pour commencer le traitement. Le médicament est tératogène c’est à dire que si la femme est enceinte pendant le traitement, le fœtus a des risques de malformation. Il faut alors tout mettre en place pour éviter les accidents. Qui dit risque dit prise de sang tous les mois, pour un test de grossesse et le bilan lipidique à jeun tous les 3 mois. Moi qui ai une phobie des aiguilles j’étais servie. Maintenant j’ai l’impression d’aller acheter du pain quand j’y vais même si je n’aime toujours pas ça.

Concernant les effets secondaires, pas de saignements de nez pour moi, mais les muqueuses sèches, la peau sèche, les yeux secs, vive le stick à lèvre voire la vaseline et le collyre. J’ai d’ailleurs toujours les yeux un peu secs le matin en me levant.Mes cheveux étaient toujours propres à ne laver qu’une fois par semaine (pas de chute flagrante non plus par rapport à avant). Un vrai bonheur !

Là où ça a été ennuyeux c’est pour le cholestérol et les triglycérides, j’ai réussi à diviser ces dernières en arrêtant le sucre notamment dans le thé et le café et le soda. Pour le cholestérol le taux restait un peu élevé et l’est toujours un peu aujourd’hui. En effet ce médicament est un concentré de vitamine A (produit laitiers) cela ne part pas comme cela. Pendant le traitement mon foi était totalement saturé, donc l’alcool c’était très peu, après j’avais mal. Maintenant tout va bien.

Pour les effets psychologique et j’en ai entendu des histoires …. je n’ai pas déprimé, enfin si deux jours lorsque j’étais à 35 mg par jour. Ensuite on a baissé donc ça allait bien mieux même si  le traitement est plus long, il devait durer 9 mois voilà qu’il en a durer 15 ! Mais il vaut mieux ça que de se détruire la santé et le moral. Donc si vous déprimez sans raison, il faut tout de suite demander à votre dermatologue de baisser la dose, voir d’arrêter si c’est insupportable. Oui le traitement est difficile c’est pourquoi il faut s’occuper pour penser à autre chose.

D’ailleurs n’allez JAMAIS LIRE les forums anti-roaccutane et n’écoutez pas les Danger Roaccutane etc… si vous allez bien, moi j’en ai fait des cauchemars pendant 1 semaine ou 2. Jusqu’à ce que je me rende compte que je n’avais aucune envie de me jeter sous une voiture dés que j’en voyais une (oui une vidéo sur youtube). Par contre on est psychologiquement plus fragile et influençable, prenez ça en compte. Par exemple un jour une femme me contacte sur ce forum d’échange sur Facebook en me disant d’arrêter le traitement, car elle souffre de fibromyalgie à cause de celui-ci. Je suis allée voir tous les symptômes de la fibromyalgie, le lendemain je les avais tous même la bouche sèche, cela ne m’était jamais arrivée. J’ai dû me rendre à l’évidence que c’était psychologique et le lendemain après de lourdes angoisses je me portais comme un charme. Ne vous fiez qu’à vous même, à votre médecin traitant et à votre dermatologue.

Pour les insomnies, j’en ai toujours eu, donc ce n’est pas que la faute du médicament, ça dépend aussi du style de vie, il ne faut pas tout mettre sur le dos de Procuta ou Curacné. Posez vous toujours la question est-ce que cela m’arrivait avant ?

Question beauté moins on met de maquillage, mieux c’est (je n’ai plus eu de bouton au bout d’un mois mais ça dépend des gens et de l’acné de départ). Pour nettoyer le lait Tolériane Laroche Posay pour peau sensible + crème hydratante pour peau sensible Laroche Posay et en maquillage fond de teint Yves Rocher ou CC crème l’oréal (la verte) et c’est tout ! Le fond de tein Dermablend de Vichy est aussi très bien apparemment mais je ne l’ai pas testée. Ne regardez pas les youtubeuses beauté se mettre 10 couches de maquillage c’est le mal !! Une voire deux c’est amplement suffisant, vous êtes belles.

Pour conclure, deux ans après la fin du traitement, j’ai deux ou trois boutons pendant mes règles, ma peau n’est pas aussi parfaite que pendant le traitement, mais je n’ai plus d’acné. Pour la routine beauté je suis revenue à la Roche Posay c’est ce qui fonctionne pour moi, oubliez les marques de supermarché. Ma peau n’est plus grasse mais sensible, donc je fais d’autant plus attention à ce que je mets dessus. D’ailleurs en cas de bouton intempestif, pensez à l’huile essentiel d’arbre à thé, cela fait des miracles. Pour le psychologique, je souffre d’anxiété depuis toujours, donc je savais quand c’était le traitement et quand c’était moi. Si vous avez le moindre doute c’est médecin, psy ou pharmacien.

J’espère que ce témoignage vous a plu, aidé, n’hésitez pas à commenter (c’est mon premier article).

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